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SOM’ARTHÉRAPIE EXISTENTIELLE

L'art-thérapie et la danse-thérapie comme médiations du Vivant

Art-thérapie et Danse-thérapie comme médiations du Vivant

La Som’ArThérapIe exiStentielle (SATIS) est une méthode dont l’objectif est, à l’instar de l’art-thérapie, de créer les conditions favorables à l’expression, au dépassement et à la symbolisation des difficultés personnelles par l’entremise d’un éveil des compétences créatrices de la personne qui vient consulter. Elle inclut la conscience du soma parce le corps et le geste y sont partout présents.

Elle articule les approches freudienne, reichienne et jungienne. Dans la quête de soi, Freud nous a légué « la cure analytique ». Reich, rebelle et résolument novateur, nous montre la voie du corps, des émotions et de l’énergie qu’il intègre au travail de l’analyse. Jung, enfin, élargit le champ, comme beaucoup dans son prolongement, et nous propose les concepts de soi, persona, inconscient collectif, archétype, processus d’individuation, ombre… Cette ombre qu’il nous invite à découvrir comme élément constitutif de l’être, ombre à découvrir, à nommer et humaniser…

Cette approche va jouer un rôle dans le traitement des troubles psychosomatiques et dépressifs, addictions, psychoses, autismes, en institution, en cabinet privé. La psychothérapie de groupe ou ateliers à médiation artistique démontrent combien l’expression corporelle et créatrice permet la décharge et la symbolisation de la violence sociétale et personnelle en ce que la violence cesse de prendre pour cible le corps de l’autre ou celui du sujet quand elle peut se transformer par le geste créatif.

Aussi tout art, toute expression, du théâtre à la danse, en passant par le travail de la terre, la peinture, la fabrication d’une marionnette, d’un masque, d’un objet de pouvoir… fait œuvre dans cette transe-formation de soi…

La Som’ArThérapIe exiStentielle intègre également à sa dynamique d’apprentissage et à sa pratique l’héritage de la mythologie et des rituels d’initiation des cultures traditionnelles, re-pensés et modelés dans une perspective analytique, visant la guérison et le développement de la personne.


L’exemple de la danse en psychothérapie – Entre danse individuelle et danse collective

« Je ne pourrais pas croire en un dieu qui ne danserait pas. » Nietzche

Depuis la nuit des temps, le tragique et le sublime, le désir, le rêve, l’étrange se côtoient dans la danse. Ce corps qui dépasse ses limites s’inscrit dans un espace surréel. Un champ de bataille, une bouche ouverte sur le néant, une purification, une voie vers l’invisible…

Expression du corps négociant avec l’espace depuis sa chute première, la naissance, la danse se roule et se déroule autour d’un axe selon des pôles : le haut et le bas, les points cardinaux, face au public, en cercle mais elle est aussi appel des esprits et présence des dieux, danse de l’animal, danse des ancêtres, danse des rois, danse de naissance, danse de rites de passage, danse de funérailles, danse de guérison,…

«  La danse se donne comme trouvaille d’origine, état d’enfance littéralement ; plus qu’une mise en jeu du corps, c’est le recours au seul corps pour dire l’émotion de la vie. Remuer, émouvoir, de quoi offrir aux corps l’appui d’un fantasme, les ressources d’une mémoire, qui n’est pas seulement mythe ou récit. La danse agit sur ses sources en même temps qu’elle les montre. » Daniel Sibony, Le corps et sa danse.

L’existence de la danse dans le monde semble être inhérente à la présence de l’être humain ; de tout temps l’homme a utilisé cet art dans la communication au divin et à ses congénères. Des peintures rupestres datant de plus de 15000 ans représentent déjà des personnes esquissant des danses (Grotte de Lascaux).

Il y a des siècles, le jeu entre le rythme du chant et le rythme du mouvement était un rite religieux qui devait libérer l’homme de sa peur, du poids de la séparation et de la mort. Chant et danse sont des outils nous permettant de dépasser nos peurs. Lorsque nous commençons à danser, nous sommes nus, nous perdons notre apparence figée, normée, celle que l’on donne à voir. Il est impossible dans la danse de prétendre être tel personnage, tel masque social… Le corps respire et s’exprime. Nous « autorisons » un prêt de corps à autre chose de soi et quelque chose d’inconnu, d’Etranger le traverse, s’y déploie.

 

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Article créé le 07/08/2017 par Corinne TRANCHIDA