La Puce à l'Oreille est une association qui diffuse des annonces sur le bien-être, le développement personnel, l'écologie, ...

MEDITATION de PLEINE CONSCIENCE et PROTOCOLE MINDFULNESS MBSR

Que signifient les différents termes (Méditation, Mindfulness, MBSR) ? Toutes les formes sont-elles équivalentes ? Quel est l'objectif et comment s'y prendre ?

Méditation, Pleine Conscience, Mindfulness, Protocole MBSR… : que signifient tous ces termes ?!

La Méditation renvoie à de multiples pratiques, issues de traditions millénaires dans différentes cultures et/ou religions (bouddhique, soufie, hindoue, judaïque, chrétienne…).

La Méditation de Pleine Conscience est une forme parmi d’autres, se référant au bouddhisme (tradition Theravada). Elle se définit par l’attention juste (voir les choses telles qu’elles sont), la conscience vigilante (de ses propres pensées, actions, motivations).

 « La Mindfulness » est un anglicisme, traduit en français par « pleine conscience » ; une appellation récente, « globalisante », qui dérive de la suivante.

Les protocoles Mindfulness MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) ou Réduction du Stress par la Pleine Conscience renvoient à un contenu précis et didactique. Ils ont été élaborés par John Kabat-Zinn (médecin, chercheur) sur les bases de la psychologie bouddhiste et des découvertes scientifiques. Ils procèdent de 30 années d’expérimentations et transmissions dans la Clinique du Stress, devenue Center for Mindfulness  (CFM -Massachusetts). En France, c’est Christophe André qui est représentatif de cette démarche, introduite en 2004 à l’Hôpital Saint Anne.

 

Les protocoles MBSR (ou cycle ou programme) se déroulent sur 8 semaines, en groupe, avec un accompagnateur 3h/semaine et lors d’une journée complète de pleine conscience. Les personnes s’engagent à pratiquer seules 45 mns/jour, avec des supports écrits et audio fournis.

L’objectif est de modifier les comportements dans le rapport au temps, au corps, aux pensées, pour relativiser l’interprétation du vécu, l’impact du stress, des émotions et des croyances négatives.

 

Les protocoles (uniquement, pas la méditation « en général ») ont donné lieu à de très nombreuses expérimentations scientifiques. Aussi, ils appartiennent à une médicine « intégrative », à la 3ème vague des thérapies cognitives comportementales (TCC) qui considèrent le patient comme acteur de l’amélioration de sa qualité de vie.

Les domaines d’applications en médecine ne cessent de s’étendre ; le monde de l’entreprise, de l’éducation, de la prison s’y intéressent et des diplômes universitaires s’ouvrent à cette thématique.

 

Ainsi, actuellement, la Méditation de Pleine Conscience se définit comme : « le fait de porter son attention délibérément sur l’expérience présente qui se déploie, sans filtre (acceptation de ce qui vient), sans jugement (désirable / indésirable, bien/mal) et sans attente (recherche d’un état particulier, objectif à atteindre) » (J. Kabat-Zinn). C’est un entrainement de l’attention à focaliser sur l’expérience vécue, instant après instant. Ce n’est pas : se couper du monde, faire le vide des pensées, se contraindre à une discipline externe ou… une chose de plus à faire !!

 

 

Alors pourquoi méditer ?                Parce que MEDITER c’est SE CONNAITRE !

C’est porter son attention :

  • sur la respiration, aux ressentis corporels, aux états émotionnels ;
  • observer ses réactions, ses modes de fonctionnement (jugement, attachement…).
  • prendre conscience du « pilote automatique » qui gère nos actes dans l’instant présent pendant que notre esprit juge le passé et anticipe l’avenir.

C’est passer du mode FAIRE au mode ETRE ; ralentir ; s’ouvrir à ce qui est là, maintenant ; créer de l’espace le temps d’une pause.

L’introspection douce et bienveillante du fonctionnement de l’esprit ouvre à reconnaitre les réactions automatiques, les ruminations, l’attachement aux croyances qui créent de la souffrance. L’entrainement de l’attention, par une plus grande stabilité corporelle et psychique, permet d’apprendre par sa propre expérience et d’accéder aux ressources intérieures du mieux-être ou de la guérison. C’est un chemin (parmi d’autres) pour être acteur de sa santé et de sa vie.

 

Comment s’y prendre ?

Comme tout entrainement (sports, arts, loisirs…), cela suppose de « faire ses gammes » avec des exercices simples, dans un lieu protégé, avec suffisamment de régularité (mais sans culpabilité).

 

  • En puisant à la tradition, pour les pratiques dites « formelles » :

S’asseoir : sans norme particulière, confortablement (au sol, sur une chaise) pour donner au corps un ancrage stable et des repères (les surfaces en contact, la respiration), sur lesquels s’appuie l’entrainement de l’attention.

La marche et les mouvements en conscience (de type Yoga, Qi Gong) exercent la focalisation de l’attention sur les mêmes objets dans d’autres conditions, au-delà de l’immobilité.

En fonction de son humeur du moment, l’une ou l’autre de ses formes pourra être plus adaptée et attractive.

 

  • En étant créatif et à l’écoute de soi pour les pratiques dites « informelles »:

Les principes de pleine conscience sont applicables à toutes les situations de la vie quotidienne, pour une durée allant d’une minute… à beaucoup plus. Cela peut être : faire la cuisine ou la vaisselle, manger, boire, se laver, monter un escalier, écouter de la musique… ou les sons de l’environnement….

Avec l’entrainement et la proximité avec soi qui s’installent, l’habileté à « être présent » devient plus facile et plus fréquente dans le quotidien. Il arrive un moment où si ces pratiques n’ont pas trouvé une place dans notre journée : elles nous manquent… !

 

« Des instantanés simplissimes de pleine conscience »

  • Quel que soit la position du corps et le prétexte qui oblige à être immobile (salle d’attente, faire la queue, attendre le bus…), en profiter pour se centrer sur ses sensations corporelles et sa respiration.
  • A chaque repas, pause-café… : que la 1ère bouchée ou la 1ère gorgée soit perçue dans la plénitude de toute sa saveur, sa senteur… avec lenteur.
  • RALENTIR… quelle que soit l’action en cours (marcher, conduire, manger…) et être présent
  • Parler moins fort, moins vite…. Ecouter réellement celui qui nous parle (plutôt que déjà penser à la réponse à faire…)

 

Cela revient à être, l’espace d’un instant, entièrement dans l’action qui se déroule...  et y respirer… 

Aussi simple que ce conte l’exprime : « Un jeune moine demanda un jour à son maître Zen : Qu'est-ce que l'éveil, pour vous ? Celui-ci lui répondit : Quand je mangeje mangeQuand je dors, je dors

 

 

Gisèle Lacroix    06 52 48 05 69   Montpellier

https://youtu.be/fKiK8eyDrtU

www.pleine-conscience-mindfulness.com

Tél. : 0652480569
Mail
Site internet

Article créé le 25/12/2017 par Gisèle LACROIX